Vendredi 14 mars 2008 à 19:32

Attention, ceci est l'article le plus ancien de ce blog. Le plus récent se trouve donc à la dernière page, pour un souci de lecture par rapport à mon livre sur Genesis. Pour ce dernier, n'hésitez pas à vous servir des catégories dans la colonne de gauche.


Bonjour à tous,

Je me présente : Marco, 20 ans, domicilié à Avignon. J'ai déjà eu un blog sur ce fabuleux site (que j'estime toujours comme le meilleur dans le genre), mais ça remonte à il y a déjà pas mal de temps, et j'ai passé de nombreux mois à rester détaché de ce genre d'exercice. Aujourd'hui je ressens à nouveau le besoin et l'envie de le faire. J'ajoute que vous en saurez un peu plus sur moi au fil de ces chroniques d'artistes et d'albums, car elles seront très personnelles et débordantes de passion.

Je suis discophile conservateur (comprendre : je fuis le téléchargement autant que je peux) depuis de nombreuses années, et ma passion pour ces petits objets, boite, artwork et bien sûr contenu, ne s'est jamais affaiblie. Quant au fait que je parle d'une "seconde famille", dans le titre de mon blog je veux dire par là que les artistes que je vénère le plus occupent cette situation pour moi, même si je n'en ai jamais rencontré aucun. Cela s'explique par le fait que je me sors tout juste d'une longue période de grosses difficultés familiales et amoureuses, et que dans mon désespoir, à défaut de parler avec mon entourage, je m'en suis beaucoup remis à ces artistes là. Une seconde famille donc, comme de vrais amis (ou plutôt des amis tout court), et en laquelle je tiens autant que ma première (la naturelle donc). Je tiens tout de même à dire que je ne cacherai pas mon enthousiasme, qui pourra paraître débordant, mais d'un point de vue subjectif, il ne sera jamais à la hauteur de mon amour pour ces garçons et ces filles, jeunes et plus âgés, et tout ce qu'ils et elles m'ont donné.

Pour décrire un peu mes goûts, je dois avant tout parler de mon groupe-plus-que-fétiche, mon groupe-plus-que-préféré, celui que je ne mets même plus dans les classements tant il surpasse toujours de loin tout le monde : Genesis. Et quand je dis Genesis, je ne parle pas que du groupe, mais aussi des nombreuses carrières solos des membres qui l'ont un jour (ou toujours) composé : Tony Banks, Steve Hackett, Peter Gabriel, Phil Collins, Anthony Phillips, Mike Rutherford (& the Mechanics), Ray Wilson, Daryl Stuermer, Chester Thompson, John Hackett... Bref je me suis intéressé de près à tout ce que c'est gens, proches ou lointains par rapport au groupe ont produit depuis maintenant près de quarante ans, sachant qu'il n'est pas passé une année sans avoir une production du groupe ou de l'un d'entre eux en solo. Et ce n'est pas prêt de s'arrêter je l'espère. Vous devez déjà connaître un peu Peter Gabriel et Phil Collins qui sont des stars internationales, et si vous êtes fans de radio vous avez dû certainement entendre un ou deux tubes de Mike & the Mechanics (notamment le célébrissime "Over my shoulder"). Avec tout cela, ce groupe, que dis-je, cette grande famille, en effectif comme en gloire (et la première que j'ai adopté, et qui soit à l'origine de mon ouverture musicale), est pour moi unique dans l'histoire. Et tous ces gens entretiennent cette grandeur à leur façon, que ce soit par la pop, le rock progressif, la musique électro ou le big band de jazz. Là encore, je ne connais pas de plus grand éclectisme.

Mais je vous rassure, je n'aime, ou plutôt n'adore pas que Genesis. Je suis également grand fan de, pêle-mêle : Marillion (+ Fish en solo), Camel, R.E.M., Renaud, Jean-Jacques Goldman, Bruce Springsteen, Dire Straits (+ Mark Knopfler en solo), Jethro Tull, Mike Oldfield, The Corrs, Mostly Autumn, Kate Bush, Marie Cherrier, Elsa Lunghini, Zazie, Vanessa Carlton, Sarah Brightman, KT Tunstall, Michelle Branch, sans oublier ma chanteuse préférée : Katie Melua. Beaucoup d'artistes franco et anglophones.

Mais je suis également très ouvert à tous les autres styles de musiques : electro, rap (IAM et MC Solaar notamment, mais aussi des moins connus), jazz, variété, "classique" (un terme bateau pour la fameuse "grande musique" dans son intégralité)...

J'ai depuis longtemps une passion particulière pour les musiques dites "du monde", ma préférence allant aux pays celtes et à la Corse. Vous l'aurez d'ailleurs remarqué, j'ai choisi un habillage celte, en bon fan de Alan Stivell (encore un de mes dieux), Dan Ar Braz, Gilles Servat, Denez Prigent, Carlos Nuñez, Loreena McKennitt, Capercaillie, Clannad... J'ai toujours rêvé de voir la Bretagne, les Cornouailles, les Pays de Galles, l'Ecosse, Man, et l'île d'Avalon comme le dit bien Renaud, la verte Irlande, mais je n'ai jamais eu les moyens ni la possibilité d'y poser un seul pied. En contrepartie, je reste méditérranéen de pure souche grâce aux musiques provencale et (surtout) corse. De cette dernière, j'en retiens bien sûr les groupes les plus traditionnels, ceux qui interprètent à merveille des chants sacrés (et non pas les chèvres qui beuglent et font la prière comme je l'ai trop souvent entendu) : A Filetta, Petru Guelfucci et Canta U Populu Corsu, Jean-Paul Poletti et le choeur de Sartène, pour ne citer que les plus connus. Mais aussi bien sûr et avant tout, je parle d'I Muvrini, le groupe dont on dit du mal avant d'avoir écouté un seul album, considérés comme des traitres par les puristes intégristes, parce qu'ils ont ouvert la tradition aux musiques modernes et au reste du monde... Mais pour moi il s'agit là d'un groupe-rayon de soleil en hiver comme en été, et tout comme les genres celtes, c'est une musique qui vient de l'âme, qui comporte beaucoup d'âme et qui parle à l'âme, avec énormément d'émotion.

Je parle beaucoup, mais il va falloir vous habituer ! J'essaierai cependant d'être le plus concis et le moins éxhubérant possible, mais vous n'êtes pas obligés de me croire...    Et puis je sais que les mots dans le "vide", c'est pas forcément ce qu'il y a de plus engageant, mais je pourrai éventuellement mettre des extraits...

En tout cas, je vous souhaite la bienvenue sur ma petite page, en espérant qu'elle vous plaira.

Publié par musiquemarco

Vendredi 14 mars 2008 à 23:26


 



I Muvrini - Alma (2005)
 


1) Iè
2) Omi e donne                                  
3) Per amore
4) Turneranu qui
5) Alma
6) Quandu sentera
7) Fate
8) Vole
9) Era una volta
10) Vai
11) Li da
12) Chi sara
13) Le temps qu'il fera


Jean-François et Alain Bernardini, Stéphane Mangiantini : chant
Patrick Manouguian, Emmanuel Vergeade : guitares
César Anot : basse, arrangements, guitare (2, 3, 13), choeurs zoulous
Paco Sery : batterie
Achim Meier : claviers
Mao Otayeck : guitares (6)
Abdenour Djemai : guitares (12)
Christophe Grindel : cor anglais (2)
Nicolas Giraud : trompette (2)
Amar Mohali : percussions (6, 12)
Philippe et Charles Rutily : choeurs (5)
Jean-Charles Adami : choeurs (10)

Choeurs zoulous : Mandisa Djanga, Faith Kekana, Bongani Masuku, Victor Nxumalo, Zama Mbutho

Choeurs de jeunes filles par le Choeur Unicefou (13)

Et il y a des cordes aussi (1, 5, 6, 8, 10, 11, 13)

Critique :

Comme c'est l'un de mes groupes chéris du moment - ils le sont toujours depuis des années, mais c'est particulier en ce moment -, et que je vais sous peu les voir pour la première fois en concert (le 25), je choisis de chroniquer en premier lieu leurs deux dernier albums et le live de 2005. Puis je reviendrai ensuite au début de leur carrière et suivrai l'ordre chronologique, pour arriver à ce que je considère selon moi comme le meilleur de leur musique, à savoir les années 90 et Umani (2002).

Mais pour l'heure, il s'agit d'Alma. Alma en corse signifie l'âme, et le concept de la pochette reste plus qu'alléchant : un A qui a été photographié sur une main noircie, ce sont en fait des lignes de cette main, et non des fractales ! Et puis il y a ce proverbe, belle représentation d'un Jean-François Bernardini toujours on ne peut plus une main : "Si j'avais mille âmes, je te les donnerais toutes. Je n'en ai qu'une, prends la mille fois.", vieux proverbe catalan, mais dont l'authenticité reste très contestée...

Enfin bref, penchons nous sur la musique. Eh bien des années après, mon avis n'a pas changé. Alma est pour moi le seul jalon d'une certaine problématique, qui vient un peu "casser" cette qualité constante, voire croissante que le groupe nous a servi depuis 1988. Attention, je ne dis pas que c'est un mauvais album, ce n'est pas dans ma nature. Je veux simplement dire que j'en adore la moitié, mais qu'il y a aussi les chansons que j'aime le moins du groupe. Parmi celles-ci, disons la seconde partie de l'album globalement, à savoir "Fate" (pourtant je suis fan des slows, mais là, j'ai du mal...), "Li da" (parce que c'est le troisième morceau qui sonne "hispanique" de l'album, et même si j'adore cette culture et que ça reste gentil, ça commence à faire beaucoup pour moi sur un même album), et "Vai" (le morceau qui me laisse froid par excellence, même si j'aime bien les arrangements vocaux). Pour le reste, je n'ai absolument rien à dire, ou presque. J'ai presque envie de parler de perfection pour les six premiers titres, et puis "Vole" aussi. "Iè", "Omi e donne" (un chef d'oeuvre vocal) et "Per amore" forment un trio de redoutables tubes aussi conviviaux que réjouissants. Par contre, il faut adhérer à la touche vocale zouloue (les frères Bernardini avaient effectué un voyage au sud de l'Afrique au moment de l'enregistrement) et ce n'est pas complètement mon cas. Enfin j'aime bien mais bon, sans plus. "Turneranu qui" est une très chouette ballade comme je les aime, "Quandu sentera" à mon goût l'un de leurs meilleurs morceaux hispanisants, et puis surtout "Alma", le moment grave et religieux de l'album. Le morceau le plus typiquement corse aussi, et le plus fidèle à la tradition du groupe, à savoir les nappes voluptueuses de synthétiseur, les arrangements vocaux somptueux, et le chant lyrique d'Alain aussi touchant qu'à l'accoutumée. La gâterie est gardée pour la fin de l'album en fait... Il y a cette bombe, ce chef d'oeuvre appellé "Chi sara", qui peut passer finalement inaperçu aux premières écoutes, mais wow... Il sont encore fait très fort. Même les choeurs zoulous ici je les trouve parfaits. Jean-François chante le refrain comme si sa vie en dépendait... Le seul truc c'est pourquoi une cornemuse-synthé et pas une vraie ?? Bah, j'attends de voir le live. Et on finit de manière optimiste avec une jolie petite ritournelle acoustique, appellée "Le temps qu'il fera", avec accompagnement très sympathique de choeurs d'adolescentes (chose qui n'est guère nouvelle quand on connait un peu les albums de jeunesse du groupe et la plupart de leurs tournées).

Bref c'est l'album sur lequel je suis le plus mitigé, mais il y a au final tellement d'excellents titres que je me régale bien au final. Je ne le recommenderai pas pour autant aux novices tout de même... Et puis je suis pas tout à fait d'accord non plus avec Jean-François qui, dans le DVD bonus, dit que c'est un peu l'accomplissement de leur carrière.

Publié par musiquemarco

Samedi 15 mars 2008 à 9:40

http://musiquemarco.cowblog.fr/images/Live.jpg


I Muvrini - Live (2006)


1) Intro (DVD seulement)
2) Omi è donne
3) Di quale si l'amore
4) Diteli
5) Agnus dei
6) Fate
7) Vole
8) Quandu senterà
9) Ùn ti ne scurdà
10) Présentation (DVD seulement)
11) Alma
12) Per amore
13) Rispondimi iè
14) Dì
15) Le temps qu'il fera
16) Era una volta (DVD seulement)
17) Umani (DVD seulement)
18) Iè (DVD seulement)
19) Chì sarà (DVD seulement)
20) A morte di Filicone (DVD seulement)
21) Diu vi salvi regina (DVD seulement)
22) Ils l'ont tant voulue (DVD seulement)
23) À voce rivolta
24) Un sognu pè campà


Jean-François Bernardini : chant, guitare
Alain Bernardini : chant
Fay Kekana, Bongani Masuku : choeurs africains
Stéphane Mangiantini, Philippe et Charles Rutily, Martin Vadella : chant
Patrick Manouguian : guitares, cetera
César Anot : basse, choeurs africains
Francis Arnaud : batterie
Achim Meier : piano, claviers
Laurence Dupuis : violon
Loïc Taillebrest : cornemuses, flûtes

 

Critique :

Je ne crois pas avoir réellement besoin de l'expliquer, mais en ce qui concerne la set-list, il faut préciser qu'il s'agit d'un coffret live, avec CD plus DVD, mais que le CD est amputé d'une partie du concert (la seconde en gros) et passe directement à "A voce rivolta" et "Un sognu pè campà". Mais on ne va pas se plaindre, car un tel coffret vendu à un tel prix (celui d'un CD normal), ça ne se refuse pas, et même si l'on avait accroché moyennement à Alma (leur dernier disque d'alors, paru en 2005), on ne peut être qu'optimiste en regardant la set-list (même avec beaucoup de Alma).

Bon en tout cas, dès qu'il est sorti, les fans, moi y compris, se sont littéralement jetés sur l'objet. Cela faisait au bas mot dix ans que le groupe ne nous avait plus régalés d'un concert génial... Au début des années 90 et, notamment pour ceux qui n'ont pas eu la chance de les voir alors, comme moi, ils sortaient un live par tournée, en CD et ou vidéo, avec tout ce que les contraintes financières et sonores pouvaient leur permettre (il n'y a vraiment que ...In core, 1990 et le double live Zénith 93, de 1994, qui se rapprochent réellement de la perfection à ce niveau-là). Mais depuis le Bercy 96, plus rien. Et c'est regrettable car même si ils n'ont sorti que trois albums (en comptant Alma) avant le présent live, deux d'entre eux étaient de véritables pièces d'orfèvre (Leia, 1998, et Umani, 2002), et puis c'étaient quand même les dernières tournées avec la formation mythique du groupe. Car je dois avouer une chose : si je reste plus ou moins admiratif devant le travail des actuels César Anot et Achim Meier (voir crédits du présent live) et tout en sachant qu'ils y mettent toute la bonne volonté, je suis un brin nostalgique, car les musiciens des années 90, même si ils n'ont pas complètement joué ensemble, ça c'était pour moi la perfection même. Je veux parler là de Jean-Bernard Rongiconi (guitares, cetera, arrangements ; et ce dernier point, conjugué au talent d'écriture et de composition de Jean-François, faisait toute la grande âme de tous les albums et des tournées de 1988 à 2003 inclue), Eric Ferrari (basses), Stéphane Vera (batterie), Gérard Carocci (percussions), Francis Rezoagli (claviers), Alain Bonnin (claviers), Régis Gizavo (accordéon, choeurs), Gilles Chabenat (vielle à roue) et Loïc Taillebrest (cornemuses), sans parler des voix polyphoniques corses. Pour cela heureusement, on retrouve sur le présent live, outre les frères Bernardini, Martin Vadella (celui avec les lunettes, un vieux compagnon de la vieille, qui joue avec eux depuis la fin des années 80) et Stéphane Mangiantini (que l'on peut entendre notamment sur "Diteli", la voix aïgue). Et puis le seul autre lien avec le passé reste Loïc Taillebrest, mon sonneur préféré qui, même si il tire une tête d'enterrement quand il joue de la cornemuse (mais je crois que c'est une caractéristique propre à tous les sonneurs), à la flûte irlandaise c'est différent car il est au final pleinement investi dans cette nouvelle formation (voir "Rispondimi iè").

Bon bref, parlons un peu plus du concert (donné à Bruxelles le 10 décembre 2005). Eh bien ce qu'on attendait est non seulement réalisé, mais en plus on est d'emblée séduit voire envoûté par la beauté, l'ampleur et la chaleur du son... "Omi è donne" n'a même pas commencé que c'est déjà un régal. Et puis quand on regarde le DVD, si encore une fois on n'a pu assister à aucune tournée, le simple fait de voir Jean-François, puis Alain apparaître (au milieu de la chanson et sous les applaudissements), ça fait diablement plaisir. Chaque musicien joue ensuite bien son rôle, le rendu est magistral. Puis le groupe enchaîne les chansons réjouissantes et ensoléillées, que ce soit "Di quale sì l'amore" et "Diteli" (extraites d'Umani, 2002), "Vole" (avec l'arrivée de ce merveilleux petit bout de femme appellée Laurence Dupuis, qui apporte par sa seule présence - et son jeu, et son sourire bien sûr - un rayon de soleil dans une musique et un concert qui déborde déjà de lumière), "Ùn ti ne scurdà" (sur lequel Patrick dégaine la cetera, ou guitare corse si vous préférez), "Per amore" et j'en passe. Bon, j'avoue que même si certaines chansons d'Alma ne sont toujours pas des plus passionnantes à mon goût (notamment "Fate" comme vous le savez), elles passent très très bien au milieu du reste. Pour le titre énigmatique "Ils l'ont tant voulue", il s'agit d'un nouveau texte de Jean-François sur lequel, comme tous les autres, il fait preuve de tout le charisme et l'humanité qu'on lui connait. Il n'y a qu'une ou deux choses que je regrette quelque peu, à savoir ben déjà les "manquants" du CD, je pense surtout à "Chì sarà" et "Umani" (la chanson qui me fait ressentir la plus grande amertume quant au clash avec l'ancienne formation), qui sont encore une fois des chefs d'oeuvre parmi leurs albums respectifs (et avec une vraie cornemuse ici pour la première). Et puis aussi un peu l'ordre de la set-list : pour moi "Rispondimi iè" (ma chanson préférée du groupe) trouve mieux sa place à la fin d'un concert, or là elle est au beau milieu, et suivie par "Dì" (aussi belle soit cette dernière). J'aurais infiniment préféré juste avant "A voce rivolta", mais bon. Tiens d'ailleurs, "A voce rivolta", l'hymne de l'album du même nom de 91, c'est la énième fois qu'on l'entend (elle a été sur toutes les tournées, donc certainement leur morceau le plus joué, et peut-être le plus détesté par certains anciens musiciens), mais comme je l'ai dit, c'est un hymne, et personnellement je ne m'en lasse jamais, pas une seule seconde... L'intervention de Loïc à la cornemuse me fout toujours autant de frissons. Quant à la douce "Un sognu pè campà" (extraite d'Umani, 2002), l'absence de Stephan Eicher n'est en rien pesante et la chaleur du public le remplace au pied levé.

Bref un très, très, très bon, pour ne pas dire excellent, fabuleux concert. Le genre à convaincre facilement tous les déçus d'Alma... Même si encore une fois ce sont les chansons d'avant qui ont ma préférence.

Publié par musiquemarco

Samedi 15 mars 2008 à 23:22

J'avais pourtant bien dit que je parlerai surtout de musique, mais là non plus, vous n'étiez pas obligés de me croire... hin hin hin.

Non bien sûr, je plaisante, c'est juste que là j'ai un peu de temps, et que l'envie de répondre à un questionnaire perso brûle en moi pour la première fois depuis longtemps. Vous pourrez ainsi mieux me connaître encore, mes rêves, mes envies, mes fantasmes, mes zones d'ombre peut-être aussi... Voici donc :

Questionnaire :

Personnalité :

- Comment tu t'appelles ? Marco
- Âge ? 20 ans (et demi)
- Frère(s) et ou soeur(s) ? 1 grande soeur, Chloé (25 ans) et 1 ptit frère, Robin (14 ans). Suis en plein milieu quoi...
- Situation familiale ? Orphelin de père depuis 5 ans maintenant.
- Situation perso ? Célibataire mais amoureux éperdu. Du reste, je me sors tout juste d'une très longue période de souffrances pendant laquelle je considère avoir littéralement gâché ma vie. Mais ça va beaucoup mieux depuis janvier, et d'un coup en plus  :)
- Localisation ? Avignon (Vaucluse, 84, Provence)
- Etudes ? Niveau bac littéraire et trois ans d'école de musique, une formation professionnelle. Malheureusement, c'est tout juste si j'ai passé deux mois en seconde année... Comprendre que j'ai fait trois fois la première en fait, et que depuis trois mois, j'ai arrêté, car il vient un moment où quand y en a marre, y en a marre comme dirait Malabar. Je ne suis pas fait pour la musique pro, je ne continuerai dans cette voix que pour mon plaisir. Je compte me rediriger vers les livres (librairie, édition), mais ce n'est pas encore tout à fait sûr.
- Définition de toi-même, en une phrase ? Un gars hyper-sensible, hyper-susceptible et qui porte une culpabilité constante, mais qui a toujours été très attaché aux autres humains (notamment les filles), et qui maintenant qu'il va mieux, a réellement la volonté de s'en sortir, d'accomplir ses rêves, notamment en musique.

Goûts :

- Loisirs : c'est plus qu'un loisir, mais rendre visite à la famille et aux amis. Puis sinon, musique, livres et autres arts.
- Musique : voire mon premier article, en bas de page. Globalement, pop-rock, rock progressif, musiques du monde (celte et corse), et tout le reste...
- Films : les westerns-spaghetti (Sergio Leone) ; les sagas comme le Seigneur des Anneaux, Harry Potter, Pirates des Caraïbes ; quelques films d'angoisse comme Psychose ; des films à l'eau de rose aussi, comme The Holiday ; des films historiques, des policiers... Bref plein de choses là aussi.
- Livres : Voire les sagas citées ci-dessus, puis des histoires d'amour, les Rougon-Macquart d'Emile Zola, les livres d'aventure, la littérature anglaise (particulièrement le Les Hauts de Hurlevent d'Emily Bronté)...
- Bande dessinée : Black & Mortimer, la seule que j'ai en entier (à part les Tintin et Astérix). J'inclus les mangas dans cette question, car c'est un genre dont je ne suis vraiment pas fan à la base, mais j'ai complètement craqué pour l'histoire (personnages, scénarios et bons sentiments) et l'intégralité de One Piece.
- Autres arts : quelques peintures "marines" et autres voyages. Suis pas très sculpture par contre.
- Les autres hommes : je m'attache facilement aux hommes simples, gentils et ouverts, mais la plupart du temps, je cherche aussi à comprendre ceux qui sont tout le contraire. Je veux pas laisser croire que j'ai des tendances homosexuelles ou bi, c'est juste pour dire que j'en ai marre de cette image de l'homme fort et fier, qui masque ses sentiments, surtout envers les autres hommes. Quand je suis attaché à quelqu'un (et je dis bien "un"), je le lui dis, je le prends dans mes bras, je l'embrasse (sur la joue, ça va de soi) bref, je suis content de m'être débarrassé de ce tabou là.
- Les filles : vous prenez mon commentaire sur les hommes, et vous le multipliez par un nombre qui m'est inconnu, mais au moins supérieur à 10, voire 100. Sur le plan physique déjà, tout comme pour les hommes, je refuse de dire de quelqu'un(e) qu'il ou elle est laid(e). Je suis idéaliste au point de dire que tout le monde est beau naturellement, il n'y a que mes goûts personnels qui peuvent dire si une personne (et notamment une fille) m'attire ou pas. J'ai certes tendance, et c'est ma "faiblesse masculine" à aller plus facilement vers les filles qui m'attirent, mais je ne détermine pas mes goûts en fonction de cela, j'ai des amies qui ne m'attirent pas physiquement et auxquelles je tiens plus que tout. Sur le plan moral, j'aime là aussi la gentillesse, l'ouverture et une certaine forme de lucidité et d'intelligence, tout cela s'accompagnant aussi du rêve, de la douceur, du romantisme. Je vous l'ai dit, je suis hyper fleur bleue... Une des artistes dont je suis "amoureux", Katie Melua, ma chanteuse préférée en l'occurence, est pour moi l'incarnation de tout ce que j'aime chez une femme : la douceur, le rêve, la sensualité...
- Les vêtements d'homme : heu... les jeans, les T-shirts moulants (sur moi-même hein), les boxers (pour parler des sous-vêtements), quelques vestes aussi...
- Les vêtements de femme : les jeans sérrés, longs (à la seventies quoi), voire pattes d'ef ; les T-shirts moulants et décolletés, mais aussi les longues manches et sérrées ; les jupes et robes si possible pas trop longues ; les balconnets et strings pour parler des sous-vêts ; les bottes, à talons et qui montent jusqu'au genou... Mais ne le prenez pas mal les filles ! Ma "faiblesse masculine" encore une fois, et ça m'empêche pas d'apprécier plein d'autres choses. J'assume ma "coquinerie", qui contrairement à la "perversité" ne comporte rien de négatif... La fille que j'aime ne doit certainement pas porter la plupart de ce dont je parle, ça m'empêche pas d'être fou d'elle ! D'ailleurs, il m'est arrivé de craquer pour des vêtements portés qui ne me plaisaient pas à la base, alors...
- Le temps : j'aime la pluie et le vent, mais surtout en rêve, conformément à une partie de la musique que j'écoute qui évoque beaucoup ce cadre. Sinon en bon méditérranéen, ciel bleu dégagé et 40°C au soleil, c'est l'idéal.
- Moments favoris : quand je suis avec ma famille et mes amis, quand je me couche sur mon lit pour écouter un disque, quand je compose ou continue d'enrichir mes propres livres, quand on part en vacances en Espagne...
- Et sur Internet : les forums et sites de gens passionnés, ouverts, tolérants, le moins critiques possible aussi...


Dégoûts :

- Personnes : les gens fermés, les intégristes nationalistes (ceux qui font régner la violence) et religieux, ceux qui profitent du pouvoir et de l'argent pour se mettre en valeur et porter atteinte aux autres (pas mal de politiciens et autres leaders d'Etat quoi), Jean-Louis Murat (d'un point de vue humain, pas musical), Philippe Manoeuvre (et sa bande de Rock 'n Folk), certaines femmes de pouvoir dans le genre Margaret Thatcher, Michelle Allio-Marie, Condoleeza Rice...  
- Animaux : tout plein de bestioles, mais les serpents en particulier, quels qu'ils soient, réels ou animés (phobie chronique quoi)
- Musique : pas grand chose... suis pas trop fan de punk, de reggae, ou encore du métal par des scandinaves brûleurs d'églises, mais il y a quand même des choses qui me plaisent dans ces genres.
- Caractères : la jalousie, l'infidélité, la déloyauté, la rancune, la colère aussi de moins en moins, le fait de faire du mal pour se faire plaisir (voir Philippe Manoeuvre et les autres)...
Rien de spécial à part ça...

Voilà j'ai fini, en espérant que vous avez pas trouvé ça trop long ou chiant. Rendez-vous demain pour une nouvelle chronique ! ;)

Publié par musiquemarco

Dimanche 16 mars 2008 à 10:09

http://musiquemarco.cowblog.fr/images/IMuvrinietles500choristes.jpg


I Muvrini - I Muvrini et les 500 Choristes (2007)


1) A voce rivolta
2) Streets of Philadelphia
3) Quand' hè
4) Ti mandu
5) Amsterdam
6) È ghje cusì
7) Solamamma
8) Sarà
9) Agnus dei
10) À la terra intera
11) Veiller tard
12) Passerà
13) Tù quieres volver
14) Diu vi salvi regina


Jean-François et Alain Bernardini : chant
Stéphane Mangiantini, Marc Ventura : choeurs
Charles et Philippe Rutily : chant (13, 14)
Tina Arena : chant (1)
Anggun : chant (2)
Sarah Brightman : chant (13)
Achim Meier : piano, claviers
Thomas Simmerl : batterie, percussions
Peter Weihe : guitares
Patrick Manouguian : guitares et charango (1, 4, 8, 11, 12, 14)
Hugo Gutierrez : charango (4, 12)
César Anot : basse (1, 4, 10)
Henner Malecha : basse (3, 5, 6, 7, 8, 11)
Rodolfo Choque : flûtes (12)
Laurence Dupuis : violon (4, 7, 10)
Loïc Taillebrest : cornemuses et clarinette (1, 4, 8, 10, 14)
L'Orchestre Symphonique de Londres (13)

Avec la participation des 500 Choristes dirigés par Jacky Locks (1, 5, 6, 7, 9, 10, 11, 14)


Critique :

Et nous y voilà, le petit dernier, celui que j'attendais avec impatience, et le premier album studio que j'ai réellement acheté à sa sortie (le jour même). Au début, quand on m'avait parlé d'un album-collaboration entre les Muvrini et les 500 Choristes qui allait sortir en novembre, je n'étais pas déçu mais un peu refroidi, car j'ai immédiatement pensé à une oeuvre purement vocale du genre Jean-Paul Poletti et le Choeur de Sartène. Genre que j'aime beaucoup au demeurant, mais comme vous le savez, je suis très attaché à la facette pop-rock / variété des Muvrini.

Enfin bref la track-list, mais surtout les "crédits" (nom des musiciens et instruments, voir ci-dessus) ont permis de réveiller un très vif intérêt et la volonté d'en découdre, le trajet Virgin -maison n'en a été que plus pénible. Déjà rien que pour la track-list quand même, je m'aperçois que le nouvel album est constitué à 50 % de reprises, et à 50 % de chansons originales, sachant que l'on connaît déjà bien un quart de l'album (quand je parlerai d'une des chansons concernées, je dirai "l'une des quatre"). Et donc en rentrant, je me jette sur mon lit, ferme les yeux et écoute. 

Je choisis donc de procéder par ordre, de la première à la dernière, comme si je découvrais l'album à nouveau. D'emblée, je suis frappé par la beauté et l'ampleur du son, on reste dans la lignée du dernier live (2006), aucun souci. Première chanson, "A voce rivolta", "l'une des quatre" (voir paragraphe ci-dessus) le fameux hymne que les fans connaissent par coeur depuis dix-sept ans. Seulement voilà, à force, certains (qui ne l'aimaient pas à la base) en ont été encore plus dégoûtés, et si en plus il y a Tina Arena... Une chanteuse très controversée, comme toutes les chanteuses qui ont un peu de coffre vocal et le montrent (et les critiques volent alors plus que chez les hommes). On peut comprendre que ces gens-là ne démarrent l'album qu'avec la deuxième chanson finalement. Moi j'aime beaucoup Tina Arena, je la trouve belle, gentille, j'aime beaucoup sa voix, et même si je suis pas connaisseur de son oeuvre et peut-être aussi un peu mitigé (pas trop fan des tubes en français, mais la reprise de "I want to know what love is" et la chanson de Zorro d'il y a dix ans, c'était magnifique), je l'accepte tout à fait. La chanson est grande, mythique (bon par contre, où est passé le hautbois ?), et même si elle crie plus qu'elle ne chante (façon de parler), la petite Tina apporte encore un supplément de profondeur à la chanson, tout comme les 500 Choristes d'ailleurs, la spécialité de l'album. Si ça marche aussi bien déjà, on ne peut que rester rêveur par rapport au reste.
Deuxième titre, "Streets of Philadelphia". Le simple fait de savoir qu'un de mes groupes chéris reprend un autre de mes artistes chéris (en l'occurence Bruce Springsteen), je m'en léchais déjà les babines. Le seul truc, c'est que Anggun est loin d'être ma chanteuse préférée... Mais bon, la reprise est certes moins dense que l'originale, mais je ne doute nullement du fait que la sincérité y est toute autant, et puis il faut bien garder en tête que l'album précédent des Muvrini était Alma (par rapport au plan musical) et la reprise va dans ce sens.
Première des chansons originales, "Quand' hè". Même chose que la reprise précédente, c'est bien le son et le style d'Alma, avec cependant la joie en moins, et j'ai presque envie de dire que ça me plait déjà plus ici. Un truc idiot mais bon, pas trop fan des "tou touuuuu... tou touuuuu" entre les couplets. Très chouette tout de même, surtout au niveau du refrain.
"Ti mandu" est un peu plus particulière : vous prenez "Rifà lu mondu", à savoir le titre le plus "dance" de l'album Umani (2002), et vous ajoutez le son d'Alma. Eh ben au final, notamment pour moi qui aime "Rifà lu mondu", je trouve ça très réussi. Et puis très original le charango et la clarinette (merci Loïc).
Retour aux reprises avec "l'une des quatre", un autre hymne mais cette fois de Jacques Brel : "Amsterdam". Le groupe l'avait déjà reprise une dizaine d'années plus tôt, et elle avait été incorporée à la compilation A strada (1999-2000). Certains trouvent la première version meilleure, moi je dois dire que Jean-François qui y met encore plus de coeur, et les 500 Choristes, ça fout des frissons... Excellent, vraiment.
Nous avons maintenant droit à un petit chapelet de chansons originales, que je qualifierais de "trio créatif de l'album". Et rien qu'avec "E ghjè cusì", on se prend déjà une bonne claque... Un nouvel hymne, notamment grâce au merveilleux refrain, avec les voix de Jean-François et Alain qui vont se perdre dans le lointain, sur les nappes de claviers et les voix angéliques des Choristes. C'est la première chanson de l'album que je rêve réellement d'entendre au concert.
La tension redescend un peu avec "Solamamma". En fait c'est drôle, mais les chansons des Muvrini qui comportent le mot "mamma", que ce soit "Un altra mamma hè trista" en 1988, ou "Solamamma" en 2007, paraissent toujours, même si jolies, plus "classiques" et moins tape-à-l'oreille. Tout est bien, mais la participation des 500 Choristes est encore une fois plus qu'adjugée-vendue, sans parler de l'intervention de la délicieuse Laurence Dupuis.
Dernière chanson du chapelet, "Sarà". Rien que le début, une nappe de synthé envoûtante survolée par une cornemuse, tout ce que j'aime, je fonds... Et le reste de la chanson est du même acabit. Tiens c'est drôle, les Choristes ne sont pas crédités sur celle-là, j'ai pourtant la forte impression de les entendre. Enfin pas grave. Les décollages du refrain sont encore une fois de toute beauté, et cette alternance Jean-François / Alain fait toujours autant son effet en ce qui me concerne.
Nouvelle reprise, "l'une des quatre", déjà disponible sur le précédent live, le traditionnel "Agnus dei". Il semblerait que depuis dix ans, pour ses albums studios, le groupe préfère la polyphonie (de plus en plus rare) agrémentée de claviers plutôt que l'exercice le plus traditionnel, auquel il consacrait un morceau sur 12 jusqu'à Leia (1998) inclus. Conforme à la version live, mais moins longue me semble t-il. Toujours très belle, profonde et agréable...
Encore une chanson originale, "À la terra intera". Après une série de chansons pas tout à fait joyeuses, on se laisse surprendre par la bouffée d'optimisme et de lumière dont l'intro acoustique (piano-guitare) fait preuve à elle seule. Quant au reste, notamment les refrains encore une fois, wow... Ca décoiffe ! Il y avait longtemps que le groupe n'avait pas autant augmenté le tempo, MAIS QU'EST-CE QUE C'EST BON ! Et les choeurs, le final, et les talents conjugués de Laurence et de Loïc, pour la première fois sur album. Tout est parfait ici, je rêve d'entendre cette chanson au concert, l'une de mes trois chansons originales préférées de l'album avec "È ghje cusì" et "Sarà".
J'ai toujours trouvé que la reprise de "Veiller tard" qui suit dénotait un (tout ptit) peu par rapport au reste. Mais rien de bien méchant, d'autant plus que c'est le seul extrait que j'ai connu de l'album, avant même sa sortie. Comme pour "Amsterdam", Jean-François mélange le corse et le français (j'en entends déjà crier au sacrilège) et ça me va très bien. Là où je vais pas me faire d'amis, c'est que j'ai beau être fan de Goldman, je n'ai jamais considéré cette chanson comme un chef-d'oeuvre (sauf lors de la tournée 2002-2003), notamment par rapport au saxophone. Pas de ça ici, on est dans le même cas de figure que "Streets of Philadelphia", la densité un peu moindre, mais une bonne dose de sincérité. Agréable...
Dernière chanson originale, "Passerà". Il n'y a pas eu de chanson évoquant réellement l'Espagne (ce qui peut se comprendre, car ils en ont bien usé sur Alma), mais c'est justement parce que cela manque (bah oui quoi, on s'y est habitués à force) que j'ai envie de dire que c'est celle-ci qui s'en rapproche le plus. Une belle bêtise, parce que ce n'est pas vraiment ça, la chanson évoquant un "Solamamma" en plus rapide et inventif, avec plus de guitares (et de flûtes) aussi !
En fait, la chanson précédente permettait de masquer la cerise sur le gâteau, l'un des plus grands trésors de l'album et du I Muvrini de ces dernières années. Quand celle-ci arrive, c'est avec plus d'émotion qu'on se la prend dans la figure... Il s'agit de "Tù quieres volver", une chanson de folklore gitain popularisée par les Gipsy Kings. Version magnifique d'ailleurs, et la chanson avait été reprise au milieu des années 90 par Sarah Brightman, la voix soprano féerique qui fait de la pop (et la reine de la reprise), trop peu connue en France. Et cette version était pour moi encore plus magique autant que différente de l'originale. Seulement ici, et je ne dis pas cela parce que c'est la première version que j'ai entendue, ici c'est la rencontre de deux artistes, des voix que j'adore, et pour moi ça dépasse tout. La belle Sarah de nouveau donc, et avec notamment Jean-François (qui mélange le corse à l'espagnol cette fois) qui apporte encore plus d'âme à l'ensemble. Le seul truc, c'est que je me pose encore des questions, quant au fait de savoir si l'orchestre et Sarah ont réellement délivré une nouvelle prestation, rien que pour le présent album, ou si ces éléments ont été prélevés sur la reprise de la diva (car cela ressemble comme deux gouttes d'eau à cette dernière version), et donc les Muvrini n'auraient eu qu'à ajouter leur voix. Enfin je m'en fous après tout, cette chanson est à la base aussi fabuleuse que déchirante, elle est ici servie par des arrangements instrumentaux et vocaux aussi grandioses que somptueux, et encore j'estime que ces mots ne sont pas à la hauteur de ce que je ressens. Ce n'est pas toujours que cela arrive, mais quand j'entends cette version, il m'arrive de fondre en larmes, complètement... Je ne saurais pas dire pourquoi, car je ne le ressens pas comme de la pure tristesse, m'enfin ça me touche au plus profond du coeur et de l'esprit. Celle-là aussi, je rêve de l'entendre au concert, au risque de pleurer au milieu de tout le monde et d'inonder la fosse du Dôme de Marseille...
On termine avec "l'une des quatre", la dernière, l'hymne des corses, à savoir "Diu vi salvi regina". Carrément différente de la version a cappella + violoncelle de Leia (1998), elle se fait ici nettement plus proche de l'interprétation du dernier live (2006), avec donc boîte à rythmes, et un esprit plus "variété", moins traditionnel. Difficile de redescendre de son petit nuage (voire du paradis) après la claque précédente, mais tout dans cette dernière chanson, voix, choeurs et cornemuse, nous permet d'y rester encore un moment. Une fin d'album bien connue donc, mais très très convaincante à mes yeux.

Bon voilà, j'en ai beaucoup dit, et encore je pense m'être pas mal retenu, surtout en ce qui concerne les chansons que le préfère. La famille Genesis nous a encore gratifiée de nombreuses perles au cours de l'année 2007, comme d'habitude, mais cette dernière production de mes corses chéris restera mon album chouchou de l'année. Rien que pour la structure, je trouve les chansons originales idéalement disséminées au milieu des reprises. Et puis dans chacune des deux catégories, il y a au moins trois "bombes". Un superbe travail qui vient se placer juste derrière les albums mythiques de 1988 à 2002 inclus.

Et maintenant, j'ai fini pour un moment avec I Muvrini. Je me sens fin prêt, après une bonne rétrospective, je n'en attends le concert du 25 mars qu'avec plus d'impatience. Et puis il faut préciser que ce même jour, c'est la date anniversaire de la mort de mon père, 5 ans jour pour jour que la leucémie l'a emporté... Je suis d'autant plus ravi que je vais voir l'un de mes groupes favoris ce jour-là précisément, et je m'attends à ce qu'ils m'offrent encore plus de soleil, au moment même où j'en aurai le plus besoin...

Publié par musiquemarco

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